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from the February 2012 issue

Dieu, clamait la mère, se tient derrière tous les arbres de la forêt

Dieu, clamait la mère, se tient derrière tous les arbres de la forêt
L'epaule droite plus basse que la gauche
     lourde de neiges pierreuses à force d’endurance
C'est son souffle immobile qui fissura nos murs la nuit de passation entre deux hivers
Les battements d'ailes de la mésange sourde ne jouaient aucun rôle
ni les invectives de la mère coupable d'avoir cimenté les tuiles avec ses larmes

Pourtant la tempête annonçait des désordres festifs
Des dégradations fignolées par vents subtils
Tout nous souriait
Et la mère qui portait ses larmes autour du cou telles perles des mers chaudes
Les comptait sur nos doigts qui grandissaient avec la Lilas de Perse
     Le seul à compatir à nos malheurs

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